Je suis si malheureuse d'avoir dû prendre la décision dimanche soir de faire pîquer mon Rosko.
Mon fils l'a tellement emm.... depuis 5,5 ans que mon chien a fini par perdre la boule.
Il était devenu imprévisible car il était tout le temps sur ses gardes.
Heureusement que je n'ai pas attendu qu'il morde quelqu'un pour lui dire aurevoir sinon je m'en serai voulu tout ma vie.
Mais j'ai si mal!!!!
Au matin, vers 6.30 h, mon homme devant partir à l'hosto pour passer des examens, lui a dit un long aurevoir.
quand j'ai vu ses yeux tous rouges j'ai eu mal au coeur car c'était la deuxième fois en 11 ans que je voyais cela chez lui.
J'ai pris ma douche, puis j'ai sonné à 7.30 h au véto pour savoir quand elle savait me prendre le plus rapidement possible afin d'en avoir fini et de ne pas faire marche arrière. Elle savait me prendre à partir de 8.30 h.
J'y suis allée en bus. Cela a été notre dernière promenade.
Elle lui a fait une piqûre de tranquillisant, au bout de 5 minutes il s'est endormi. puis elle lui a fait l'euthanasie et moi pendant tout ce temps je l'ai carressé et lui disant qu'il était gentil, et je lui ai demandé pardon car je m'en voulais.
Les larmes me coulaient toutes seules.
Puis elle m'a dit "c'est fini" et j'ai craqué, cela fesait longtemps que je n'avais plus pleuré ainsi.
Lorsqu'elle l'a emmené en le prenant par les pattes avant et que j'ai vu qu'il était comme un sac à pommes de terre j'ai cru que j'allais m'évanouir, j'ai dû prendre un Xanax pour éviter la crise.
Sachant pour la fibromyalgie, elle m'a suggéré d'aller dans la salle d'attente, le temps que je me reprenne. J'ai refusé, il fallait que je m'occupe immédiatement l'esprit!
Je suis allée à la maison communale pour des papiers, puis à la pharmacie, puis j'ai pris le bus de retour.
Une dame qui avait pris le même bus à l'aller, et qui le prennait aussi au retour, m'a demandé où était donc passé mon brave chien. Et je lui ai raconté. Elle n'en revenait pas "Il était si sage dans le bus!!!"
En arrivant devant ma porte, je n'ai pas pu rentrer car il n'était plus là pour me faire des sourires et faire des houp devant la porte du jardin pour sortir.
Je suis allée en larmes chez une voisine, lui ai raconté, elle m'a réconfortée et au bout d'une demi-heure j'ai pris mon courrage à deux mains et je suis rentrée.
Afin de ne pas me laissé aller, j'ai nettoyé toute la maison pour effacer le plus de traces possibles (poils, paniers, jouets, torchons, gamelles, etc...)
(Là il est 8.15 h et le marchant de légumes passe dans le village, et je refais une crise de larmes car Rosko fesait comme les loups quand il entendait la voix du marchant dans le micro du camion.)
J'ai lavé toutes les housses des fauteuils, mes draps. J'ai également bougé certains de mes meubles pour combler les vides de ses paniers ( il en avait un dans le salon et un dans ma chambre, et pour quand j'étais absente il avait sa propre chambre que j'ai immédiatement transformée en salle de repassage).
Enfin je me suis surpassée et j'avais fini à 17 h un peu avant que mon homme rentre, lui aussi a eu dur en rentrant car Rosko n'était pas là pour faire la fête.
Et une nouvelle fois j'ai craqué, mais cette fois si j'étais dans ses bras. Quand j'ai vu ses larmes, je lui ai demandé de m'excuser, il m'a dit "pourquoi?", et je lui ai répondu "de pleurer", et il m'a dit "mais c'est normal, moi aussi j'ai mal"
C'était la première fois que nous étions "complices" dans le chagrin, ça m'a fait tout drôle!
Nous sommes allé nous coucher le coeur lourd car il n'y avait plus de panier avec Rosko les pattes en l'air en train de ronfler.
Voilà, aujourd'hui commence une autre journée et rien que le fait de ne pas le voir en me réveillant c'est dure et j'ai décidé de vous écrire.
Il était comme mon deuxième enfant, et j'ai mal dans tout le corps. Hier ça allait enfin jusqu'au soir car après plus moyen de marcher. Je m'y attendais car avec cette p..... de fibro, le moindre choc émotionnel elle nous fait coucou en beauté.